Cas clinique · Implantologie

« La chirurgie guidée, c'est facile » — vraiment ?

On entend souvent que la chirurgie guidée simplifie tout : « il n'y a qu'à suivre le guide ». En réalité, elle ajoute des exigences qu'on sous-estime. Voici les 3 conditions OMNI pour qu'une pose guidée tienne ses promesses — illustrées par un cas du quotidien : une 6 maxillaire condamnée, traitée en protocole SSA.

1. Un CBCT et un STL propres

Si votre CBCT ou votre empreinte est de mauvaise qualité — flou, artefacts métalliques, positionnement approximatif — vous guidez du vent.

2. Un positionnement implantaire réaliste

Il doit prendre en compte les caractéristiques spécifiques de l'implant envisagé, l'environnement et le projet prothétique. Facile à dire, plus difficile à l'exécution : une corticale qui fait déraper, et la position de l'implant n'a plus rien à voir avec la planification.

3. Un contrôle qualité en direct pendant le forage

Profondeur, angulation, irrigation : on vérifie à chaque passage de foret, pas à la fin.

Le guide est une aide. Il sécurise et augmente la précision — mais il ne se substitue jamais à la réalité clinique.

Le cas en images

Situation initiale : 6 maxillaire condamnée
1. Situation initiale : la 6 maxillaire est condamnée
Étape du protocole SSA
2. Protocole SSA — préparation du site
Étape chirurgicale guidée
3. Pose guidée — contrôle à chaque passage de foret
Contrôle du positionnement implantaire
4. Contrôle du positionnement
Cicatrisation et aménagement des tissus
5. Gestion des tissus péri-implantaires
Résultat : couronne transvissée en place
6. Résultat : couronne transvissée en place

Ce que ce cas enseigne : la chirurgie guidée réussie commence bien avant le bloc — dans la qualité des données, la planification réaliste et la discipline du contrôle en direct. Le protocole complet est détaillé, cas à l'appui, au module Implantologie.

Voir le module Implantologie du Niveau 1

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